• Un enfer

    Une crise de milieu de vie

    Un Enfer

     

                Au milieu du chemin de la vie tu as la cinquantaine. Plus de voie droite, des sentiers. Ni Dieu ni Béatrice ni Virgile pour t’aider. Ni labyrinthe ni forêt qui auréolent de mystère. Rien que ta quotidienneté bien ordinaire. Allers-retours de chez toi au lycée. Petit fonctionnaire. “Crise de milieu de vie” diraient quelques experts psychiatres (Ce sont nos dieux ceux-là, ils savent nous prédire et nous nommer). Tu tournes en rond.  Quelque chose s’aigrit. Tu te surprends à regarder les jeunes gens, tu les reluques, et tu deviens vicieux. C’est en les regardant que tu te moques d’eux.  L’ennui te tient si bien. Amer. En même temps, tu vois des hommes gros plus vieux que toi au bide triste, si lents à se mouvoir, des pachydermes à l’air si las de vivre sans savoir. Ils errent et soufflent et crachent sur la vie, le temps. Ils parlent de leurs maladies. Concupiscents. Tous leurs regrets sentent mauvais, tu les sens quand ils te parlent bas, de près. Ils sont tout près de toi, tu sais. Pas besoin de Pythie pour deviner que tu seras comme eux. “Au milieu du chemin de ta vie” tu pars sur des sentiers ne menant nulle part. Au beau milieu d’une forêt obscure tu t’égares. Aucun Virgile, aucun berger. Si de la poésie te vient c’est pour détruire ou pour pleurer.

                                                                                                                                                

      “Tu vis un quarantaine agitée

      Tu n’as pas envie d’être âgé,

      Devenir la momie de toi-même.

      Quelque chose te manque, ou quelqu’un.

      Mais quoi mais qui tu ne sais pas.

      Pourquoi

      Ce creux-là de ton temps s’est creusé?

      C’est comme ça que c’est

     Tu mesures le temps passé...”

     

     

                C’est sûrement que ta fille est partie. Celle que tu n’as pas eue assez. Que tu as si peu caressée! Venue à peine et en allée. Née de toi mais sans toi, si loin de toi, mais ayant si bien su t’apprivoiser. Ta fille, ta Petite, née malgré toi si loin de toi pendant que tu étais en Chine... Ce n’était pas sa faute à elle si tu étais si loin d’elle à ce moment-là. Ni la tienne peut-être. Tu avais peur de la vouloir. Mais tu ne savais pas vouloir. Et tu ne savais pas pourquoi. Tu ne voulais pas vivre, pas vieillir, pas devenir papa. Et puis tu as vieilli quand même, malgré toi. Et maintenant elle est partie, elle n’est plus là, sa chambre reste bien fermée. Non pas toujours, elle y revient parfois... Elle étudie ta fille désormais, loin, très loin, à Lyon, Nancy, Paris, là-bas. Elle est devenue très savante, très grande déjà. Et tu commences à être vieux. Rappelle-toi quand tu l’as vue pour la première fois, à la descente de l’avion, dans son panier. Tu avais vingt-huit ans et elle avait deux mois. Tu revenais de loin, de très loin, de Nankin, de là-bas. Deux mois, elle était née depuis deux mois. Ses yeux noirs... Elle te regardait, te déchiffrait, se demandait: “qui c’est celui-là, que je ne connais pas, que je connais pourtant, et d’où il vient?”... Elle ne souriait pas. Gravement, elle te fixait. Elle t’écoutait déjà. Il faisait beau et froid, du vent soufflait d’un bleu très pur. Tu étais revenu chez toi. Tu la voyais pour la première fois et pourtant tu l’avais reconnue. C’était bien elle! Tu l’avais serrée contre toi, elle sentait bon! Et puis longtemps, mais très longtemps après, pour la première fois dans les bras d’un garçon. C’était hier et c’est si loin déjà. Et son enfance entre les deux? Tu n’as pas oublié? Regarde les photos, souviens-toi de sa voix de canard. Tu penses à cette enfance-là comme à la tienne. Tu étais devenu avec elle un enfant, peut-être pas assez. Tu n’étais pas vraiment réconcilié avec toi-même. Tu lui avais donné une enfance rêveuse quand même. Celle que tu n’avais jamais eue... Rappelle-toi son visage éclairé quand elle allait saluer au fond du jardin de Beauvais le dernier rayon du couchant. Elle faisait le geste de prier, juste le geste pour jouer, elle joignait ses mains et tu te rappelais plus loin, très loin dans le passé quand vous étiez en Chine, quand elle était toute petite que vous viviez là-bas et que vous visitiez des temples tous les trois: elle s’agenouillait toujours devant les Bouddhas, leur offrant de l’encens comme toi. Elle courait dans ces temples, ouverts aux courants d’air et aux climats, souvent brumeux même dedans, mouillés d’hiver, et solaires parfois. Elle riait en courant parmi les courants d’air et son rire et ses pas éclairaient les pavés. Ses cris qui s’envolaient comme un oiseau. Tu la revois, sérieuse, au fond du jardin de Beauvais, partir vers l’Est, s’en retourner en Chine, -il était si long ce jardin, tout en longueur, il semblait avoir la taille et la rondeur du monde- et elle tournait son visage serein, les yeux fermés, vers le soleil couchant qui éclairait ses traits. Aujourd’hui, il ne doit plus y avoir de soleil dans le jardin du soir, les immeubles autour ont dû pousser, on ne doit plus avoir que l’ombre. Enfin, on a bien fait d’en profiter. Et tu la vois ta fille, toujours illuminée de ce couchant pendant que vous la promeniez pour l’endormir Coline et toi dans la voiture. Au centre de la banquette arrière sur son fauteuil de bébé avec son biberon. Vous alliez au-delà de Herchies, vers le pays de Bray, dans des collines et des vallées si vertes et plantées de pommiers. Vous alliez vers l’Ouest à l’aller. Vers le soleil. Vous dépassiez des fermes entourées d’écuries et de murs, aux grands porches voûtés. Et au retour tu le voyais ce soleil-là qui se couchait dans le rétroviseur pendant que les yeux de ta fille se fermaient. Vous retourniez vers l’Orient et vers la Chine et vers la nuit. Ensemble. Mais vous vous arrêtiez au centre de Beauvais. Provisoirement.  C’était paisible et beau cette vie provisoire. Trois enfants en bouquet qui revenaient à la maison en attendant de repartir, alors que ta petite fille venait de s’endormir. Alors tu la prenais tout endormie, tu la cueillais dans son sommeil, tu la portais jusqu’à son lit... Et tu pensais à l’ombre de la nuit, plus loin vers l’est, à celle que tu avais quitté en Chine, très loin là-bas, beaucoup plus loin, mais c’était un secret cela, un silence de ton passé, la Chinoise laissée là-bas. Ta fille, tu l’avais choisie.

                Tu n’as plus son sourire pour toi. Ni son rire. Elle est pour Sébastien, c’est avec lui qu’elle va qu’elle vient, elle vit avec lui si bien. Et vous vous êtes retrouvés, ta femme et puis ton fils et toi sans elle et tous seuls à trois. C’est votre âme qui vous quittait ta fille, ta Petite. Mais tu ne le savais pas, tu ne t’en es aperçu qu’après...

     

       “Tu es tout seul chez toi.

       C’est fou ce que t’es seul.                                                                                                

       Tu te débats avec toi-même

       Et tu ne comprends pas.

       La télé ne te fait plus rien.

       Tu te sens trop vivant soudain

       Pour que rien te distraie

       De tout ce qui te reste à vivre.

       Tu marches et tu mâches du vide,

       Tu te sens tout abandonné

       Et c’est pour ça

       Tu voudrais foutre en l’air ta vie

       Te foutre en l’air avec aussi,

       Et tout brûler,

       Tout casser,

       Te quitter.

       Tu voudrais en finir

       Pour n’avoir plus à devenir,

       Ni penser à ton avenir.

       Tu te débats avec toi-même

       Et tu ne comprends pas.”

                Cette chanson du soir un peu mélancolique te vient quand tu reviens Les voir. Tu n’as plus où aller pour ne plus être seul alors tu erres et puis après... Tu t’attardes auprès d’Elles. Tu veux parler des putes. Ce sont tes trois “fauves” à toi les prostituées si tu te prends pour Dante. Ca te détruit et ça te mange.  “Au milieu du chemin de ta vie” ce que tu vis ne se dit plus, c’est interdit, sordide, dans le noir: ça vit sans plus savoir quoi ni pourquoi. Ce ne sont pas des Dames que tu vois, celles de Dante ou de Pétrarque et de l’Amour courtois. Garde tout ça pour toi surtout. Camoufle-les! Si tu avoues on aura l’air d’avoir pitié. Les experts en humanité vont se pencher sur toi: “Tu n’es pas bien, tu as des problèmes à régler”. Surtout ne montre pas. Reste donc dans ton coin, ton entonnoir particulier! Enfonce-toi plus loin sous terre, erre par là, que personne ne sache rien de ton enfer. Enfonce-toi dans ton silence.

                Et puis à quoi bon te cacher? Regarde-toi dans le miroir! Et montre-toi un peu. C’est tout ton siècle que tu vois! Les gens que tu côtoies, tes familiers si timorés t’ennuient, tu connais tant cette façon de raisonner exaspérante qu’est la leur, cette façon de se donner de si bonnes raisons de s’empêcher de vivre. Ca sonne creux quand ils raisonnent. C’est toujours les mêmes raisons. Ils ne savent que raisonner. Ils disent tant que tout se paie. Le bonheur a un prix, pas vrai? Quant aux autres, les Grands, les modèles de la télé, tu vois qu’ils mentent. Ils parlent et ne disent rien. Si tu disais plutôt ce qu’ont donné tes putes que tu paies? Elles au moins elles savent panser. Elles ont assez d’ombre en leur vie.  Même si Virgile n’est pas là pour te sauver des bêtes fauves qu’elles sont, transforme-les en Grandes Dames tes putains, métamorphose-les! Ce sont plutôt de Grandes Dames que des Fauves après tout les putains, ce sont les Tiennes Grandes Dames Majuscules, on a les Dames que l’on a! D’ailleurs, pourquoi les as-tu fréquentées tant que ça? Pour savoir ou plutôt pour imaginer comment avait pu faire ta grand-mère, quand elle était dans le métier. C’est ta mère qui te l’a dit. Sa maman faisait la putain. Au début ça ne t’a rien fait, et puis, et puis... Pourquoi ne pas les fréquenter puisqu’elles sont de la famille? D’ailleurs tu as bien dû en aimer une un peu, la première, celle à qui tu avais donné la Lettre d’une inconnue. Quand tu l’avais revue deux mois après, elle avait encore le livre dans son sac, rappelle-toi. Tout ce temps elle l’avait gardé pour te montrer qu’elle l’avait lu, même relu: elle t’attendait. Mais toi, tu étais revenu. Ce jour-là tu n’avais rien payé, vous étiez restés à parler de ce livre et puis elle t’avait dit: “vous êtes amoureux vous aussi, amoureux d’une image” (elle te vouvoyait, c’était la seule). Tu n’as pas su d’abord ce qu’elle voulait dire par là. Tu n’as jamais pu demander: après ce jour tu ne l’as  plus revue, c’est comme ça. Les putes un jour, ça disparaît. Elle ne devait plus tapiner au même endroit (à moins que ce soit toi qui n’y sois plus passé). Pourtant, tu aurais bien aimé savoir ce qu’elle avait voulu te dire en disant ça.

                Les putes en général, elle en particulier, elles t’ont appris d’abord comment ça se commerce les clients: ce qu’on leur vend c’est l’illusion: un appât et un hameçon. Un leurre pour le désir. C’est parce qu’il y a chez les vivants cette souffrance du désir qu’ils mordent à cette marchandise qu’elles sont: ils croient qu’elles vont les guérir du désir mais le désir s’il mord se simplifie, s’abâtardit en appétit. Ce n’est pas lui qui mord. Jamais. Le désir ne se nourrit que de celui de l’autre c’est la règle. Sinon il reste en soi tapi. Et ça ne se vend pas ce désir-là. Voilà ce que t’ont dit les putes que tu vois. C’est leur leçon. Tout ce qu’elle t’ont appris. Ou plutôt non. En te pelant de l’appétit, les putes ont mis de ton désir à vif. Elles ont su l’épeler, l’appeler. Elles l’ont bien élevé ce petit et t’ont montré qu’il est sans prix. Elles te l’ont apprivoisé. Les putes ne jouissent jamais avec ceux qui les paient. C’est ainsi. Celle qui vouvoyait pourtant, et qui se prénommait Axèle (car les putes se donnent un nom de guerre  elles y ont droit, ce sont de petits mercenaires mais elles ne savent pas pour quoi ni surtout contre qui elles font la guerre: si elles savaient que c’est contre elles, elles ne la feraient pas), eh bien son rêve était de devenir danseuse-et-star. Chacun a quelques alouettes en son miroir! Elle avait une voix un peu rauque et traînante, celle des jeunes femmes qui se couchent trop tard, fument et sont lasses de vivre sans regard. Elle avait une fille à nourrir c’est pour ça qu’elle faisait le trottoir disait-elle. Un peu comme ta grand-mère... Une bouche à nourrir et on fait le trottoir. Les autres étaient gentilles aussi mais disaient “tu” et se taisaient.

     

      (Musique!)

     

       “Les putes disent “tu”

      C’est pour simplifier.

       Vous n’êtes pas venus pour leur parler.

       Si elles te disent “tu” avant de te sucer

       C’est pour gagner du temps.

       Elles voudraient vivre bien sans avoir à bander les clients.

       C’est fatigant mais il y a du sperme à traire.

       C’est leur boulot, il faut bosser,

       Et encore et toujours le sperme traire.

       Du sperme et du malheur et de la solitude à traire.

       Elles sont fatiguées d’extraire tant de sperme

       De tous ces mâles distingués.

       Elles se tuent de leur extraire

       Ce sperme tout ce sperme à traire.

       C’est leur malheur d’avoir tout ce travail à faire.

       Comment veux-tu qu’elles te disent alors autre chose que “tu”?

       Traite des femmes et des clients, tout ça ensemble évidemment.

       Avidement traire et traiter, extraire. C’est vos affaires.

       Ce va-et-vient dans leur gosier c’est du commerce.

       Liquides et liquidités.

       Comment faire l’amour sans bourses délier?

       Les putes disent “tu” parce qu’elles n’embrassent pas: professionnelles.  

       Elles simplifient pour mieux se dépêcher.

       Qui traite ou qui traie le plus mal d’ailleurs, le mâle ou la femelle?

       Il faut un contrat  honorer: je paye tu me traies.

       Tu payes et je me tais. Et on se tire après.

       Une pute se tait quand elle dit “tu”.

       Elle te trait. D’un trait. Elle se dépêche de pécher la pécheresse.

       Trop de vits à pêcher pour deviser.

       Mais comprends-tu pourquoi elle se tait en disant “tu”?

       Parce qu’elle doit toujours tirer de mal en pis et tant et plus

       Du lait de ces pénis de malappris qui puent

       Ces pis de mâles en rut que c’est tous ces pénis

       Ces vaches de clients qui pissent mal, dru ou tordu,

       Tous ces pénis dodus, épais, plus ou moins mal bandés

       De clients malotrus, ces vieux mâles qui passent mal.

       Passer sa vie à extraire du lait de ces vits, ou du pus.

       Voilà pourquoi elles disent “tu”.

      C’est pour gagner du temps et de l’argent en extrayant le plus d’or blanc, cet or amer, de leurs gosiers

      Au péril de leur vie, côtoyant et folies et virus.

      Car elles se simplifient aussi en disant “tu”, les putes,

      Elles se solidifient en putes et c’est ce qui les tue.

      Elles s’évertuent à tuer leur vertu de ce tu.

      Quand pourront-elles donc se reposer?

      Quand il n’y aura plus aucun vit à vider

      Et ce n’est pas demain la veille m’en croyez!”

     

                Cette chanson te vient quand tu les fais bosser. On va voir que tu as beaucoup de chansons à chanter. Au milieu de ta vie tu es, dans ce bordel que c’est ou cet Enfer. Tu ne crois pas au Paradis après. Il faut se démerder avec son ciel. Ce premier chant que tu écris ne côtoie pas les anges tu l’as dit! Tu n’y peux rien si ton siècle est sordide et qu’il n’y en a pas d’autre sous la main. Tu es en lui et sans lui, rien. Bien obligé de commencer et commercer, et de finir avec. Tu vis ce vide et cet ennui qu’il est ce siècle tien. Et ça te vient de quoi? Que tu es orphelin. De qui? De ta fille ou de Dieu? Des deux! Mais tu n’es pas le seul. Et après tout, tant mieux! Tu te promènes dans ta vie, dans ta ville et dans ton ennui et qu’est-ce que tu y vois?  Ville de sable et si bruyante aussi. Chacun dans son petit chez soi climatisé, dans sa bagnole ou sous son casque. Des visages fermés sur leur propre repli, clos sur ce que d’eux-mêmes ils croient, ils crient. Aucune vapeur de conscience mais des émanations d’essence. Chacun dans sa voiture à soi. Dans ses propriétés. Sa propreté, propre sur soi. Puis dans son urne, après. Dans la stérilité d’un quant-à-soi. A quoi bon faire semblant de prier? Et qui, et quoi prier? Chacun ne se prie que lui-même après tout, après repli. Portes blindées, sécurité. On se garde de tout, se protège du bruit, du cri des autres avec le sien. Aucune solidité mais tant de solitudes. Vapeurs sans solidarité. Si on appelle à l’aide, ce sont les Siens quand on en a: petits dieux putatifs et mortel, et qu’on peut seuls prier les oreilles inclinées sur ces petits autels ou ces confessionnaux portatifs des Portables. Chacun dans son penser, dans son présent-passé, parfois simple et parfois composé, à croire et à se faire croire, appelant et priant ses proches et son prochain et s’en faisant prier. Leur avouant ses fautes ou ses infirmités:

     

     “Allô, c’est toi? Comment ça va?

      Eh oui, c’est moi. Je ne peux pas demain.”

     

                Et chacun se donnant un lendemain à espérer, sa dose d’avenir en répondant “d’accord” ou pas à ses dieux familiers, de vive-voix sur son portable. “A demain! A jamais!” Les autres autour, les étrangers, ils ne sont qu’un décor jetable, des reflets de soi-même bâtards, qui gênent, mal posés. D’autres porte-portables dont on n’a pas la clé. Chacun fermé dans sa propriété privée. Chacun dans la bagnole de ses rêves, même à pied. Et parmi tous ces hommes avec leurs petits dieux, des mendiants sans personne et qui parfois aux carrefours, tendent la main en répétant “bonjour” à tous ceux qui les croisent sans qu’aucun ne réponde.

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Irène
    Lundi 5 Janvier 2015 à 20:07

    Très beau texte, plein de tristesse quand même arf

    2
    brigitte isaia
    Mardi 3 Février 2015 à 13:20
    Comment ne rien dire apres la lecture de votre partage mr Mauron-Nouvel!!!! Je me sens bien evidemment concernee , à mon corps et mon esprit defendants, et c est cela qui m interroge.mais touchee n est pas coulée et je suis heureuse d avoir partagé a travers vous quelque chose de constructif pour moi :un regard de pardon et de bienveillance envers moi-même, d amour et d'empathie envers les autres et d accueil de la vie.Merci.....que la vie vous emmene et vous transporte dans d autres contrees!!!!!!!!! Bien receptivement
    Brigitte
    3
    Mardi 3 Février 2015 à 14:36

    Merci de votre lecture, Brigitte! Il s'agit d'un texte ancien, et je me trouve en effet dans d'autres contrées imaginaires et réelles, depuis le temps où j'ai écrit ce texte. Bon vent à vous aussi!

    4
    brigitte isaia
    Mardi 3 Février 2015 à 15:55
    Merci à vous d avoir répondu à mon petit mot.Je suis heureuse de vous savoir ailleurs.Bonne route et peut etre à une autre lecture un autre partage .vous ecrivez tres bien
    Brigitte
    5
    Joëlle Pétillot
    Mardi 3 Février 2015 à 15:57

    C'est drôle,aurais pas su que c'était un écrit ancien, sans présomption je pense que je l'aurais perçu; Etrange ; je n'ai pas été au bout. C'est un toi autre, un toi pour qui j'ai mal, sans doute, et en même temps, il y a en germe les choses dont tu es fait dans ce présent là qui est celui où nous nous sommes croisés. Je t'ai, en quelque sorte, connu "re-né", et la dévastation dont tu parles a eu forcément sa raison d'être, puisque te voici. Mais je n'ai pu surmonter ce décalage entre ce toi et toi, cet écrit qui m'a semblé, sans que je comprenne vraiment pourquoi, écrit "à côté". Bien, sans nul doute : le "à côté" ne vaut pas pour le style, mais même lui ne te ressemble pas tout à fait ici. 

     

    6
    Mardi 3 Février 2015 à 16:26

    Joëlle, merci beaucoup de cette réaction. Oui, c'est un autre moi, un moi souffrant qui était là, comme tu le dis très bien, il a fallu qu'il meure pour renaître autrement. Je ne le regrette pas. Parfois, il faut que "jeunesse se passe" pour qu'une vérité de soi-même advienne...

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